La Villa de Xàbia a été protégée et entourée de murailles jusqu’en 1874, année marquant la démolition définitive des remparts qui faisaient le tour des chemins de ronde actuels. Plusieurs années auparavant, à partir du début du XIVème siècle, l’agglomération urbaine primitive de Xàbia avait une enceinte défensive qui à peine a laissé des traces. Les restes localisés dans le secteur de l’avenue Príncipe de Asturias, ancien chemin de ronde connu sous le nom de « muraille d’en-haut », correspondent au mur et aux trois contreforts talutés qui formaient une sorte de barbacane ou mur avancé. Cet élément défensif a été construit au début du XIXème siècle, probablement lorsque le Portal Nou a été ouvert (18 mai 1805), ou peut-être à la suite de la guerre de Napoléon. Ces parements, qui ne conservaient qu’environ 40/50 cm de hauteur, sont faits de maçonnerie en pierre calcaire liée au mortier de chaux, qui utilisait les blocs en pierre de tuffeau à la partie frontale des contreforts talutés. L'intervention architecturale actuelle a été de consolider et de protéger l'œuvre originale, en soulevant les murs d'environ 60 cm pour les rendre plus visibles.
C’est l’un des rares vestiges encore sur pied des murailles médiévales érigées autour de « La Vila », première enceinte de l’Alcoi médiévale, au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle. Cette tour, restaurée en 2002, se distingue par sa porte d’entrée et ses angles en pierre de taille. Le pisé entre également dans sa composition. Sa situation stratégique offre un point de vue exceptionnel sur la rivière Riquer et le quartier « dels Tints »
Les moulins de les Planes ont régné sur ce belvédère depuis la première construction au XIVe siècle. Quelques années plus tard furent érigées dix autres moulins, dont les ruines, de nos jours sans ailes ni toit, peuvent encore être admirées dans ce recoin du littoral si particulier, bien qu’à différents stades de conservation. Ces moulins durent être bâtis sous les assauts du suroît, vent du sud-est qui souffle constamment sur le Trencall de la Plana. Les moulins, aujourd’hui désaffectés, renfermaient de robustes mécanismes en bois de petit chêne qui entraînaient les lourdes meules circulaires en pierre.
La fondation chrétienne de la ville d’Alcoi remonte à l’an 1256. La cité commença à s’étendre en 1305, donnant naissance à son premier faubourg, baptisé au XIVe siècle Pobla Nova de Sant Jordi ou Vilanova d’Alcoi. Le vieux faubourg était défendu par une muraille flanquée de plusieurs tours, dont on peut encore admirer les vestiges, notamment de la Tour de l’Andana (sur la Plaçeta de les Xiques), la Tour de N’Aiça et la Tour-porte de Riquer, qui n'était autre que la porte d’accès à la cité par l’ancien chemin de Castille et de Madrid. Au début du XVIIIe siècle, durant la guerre de Succession, un bastion fut construit à proximité de la Tour de N’Aiça. Quelques années plus tard, les tours furent aménagées en habitations et une entrée plus large, connue sous le nom d’Arc de Sant Roc, fut percée dans la muraille de la calle de la Puríssima pour permettre l’accès des diligences dans à la calle de Sant Roc.
Ce petit palais fut bâti en 1873 à la demande de l’industriel Rigoberto Albors Monllor, qui fit don à la municipalité des terrains qu’occupent aujourd’hui le Parterre ou la Plaça del Pintor Gisbert. Son édification coïncida avec le début de la révolte ouvrière connue sous le nom d’« El Petrolio », aux conséquences tragiques, qui revendiquait des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail. De style classique et éclectique, il se compose d’un demi sous-sol, de trois étages et de combles. Son grand balcon et sa corniche à balustrade en pierre ainsi que l’horloge centrale sont particulièrement dignes d’intérêt.
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